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Serveur avec disques durs SSD

Un serveur robuste avec disque dur SSD ?

Quel intérêt sur une machine que l’on n’arrête jamais ?

 

Combien de fois dans l’année un serveur est-il redémarré ? On pourrait presque s’arrêter là…

Car côté serveur, si l’on veut garantir une disponibilité de 99,999…%, il vaut mieux ne pas stopper la machine. D’autant plus que dans la réalité, on ne stoppe pas le système, mais plutôt les services qui le composent, c’est à dire le serveur BIND, Apache, MySQL, Sendmail, etc…

 

Le point sur les disques à plateaux (disques dur classiques) :

Les disques durs tournent en moyenne entre 7 200 et 10 000 tr/min, soit environ 4,2 ms de latence, et le temps moyen de recherche (temps nécessaire aux têtes pour se mettre en position) se situe entre 8 ms et 12 ms. Au total, le temps d’accès moyen est compris entre 12 et 16 ms (davantage en écriture parce que des tables d’allocation doivent être mises à jour). Ce temps d’accès moyen a peu évolué en dix ans, tandis que les vitesses des processeurs, des mémoires vives, des cartes vidéo et d’un bon nombre des composants d’un PC ont connu des progrès considérables.

 

Quoi de neuf avec le SSD ?

Le SSD ou Solid-State Drive est un support de stockage de données utilisant uniquement des composants électroniques semiconducteurs, plus précisément des mémoires réinscriptibles.

D’une manière générale, le disque SSD est composé d’un contrôleur de disque et des cellules de mémoire pour le stockage des données. Le contrôleur de disque est l’interface de communication entre le disque SSD et l’ordinateur hôte. C’est lui qui exécutera les requêtes de lecture et d’écriture initiées par l’ordinateur hôte. Le contrôleur de disque cumule également d’autres fonctions qui visent principalement à garantir la sécurité de l’information stockée sur le disque SSD. Il s’agit par exemple de contrôler et gérer les erreurs, de mettre en œuvre le « wear levelling » pour optimiser la durée de vie des cellules de mémoire par la mise à niveau de leur usure, de chiffrer des données, etc. Le disque SSD est également équipé d’une mémoire cache, à l’instar des disques durs standards. Au niveau de l’interface, le disque SSD peut se brancher sur différents ports suivant les spécifications du fabricant. Les interfaces les plus utilisées sont le Sata, le FireWire et le PCI Express.Démarrage rapide

L’usage de la mémoire flash, supprime en théorie le problème des temps d’accès, ramené à l’ordre de 0,1 ms seulement. La réactivité de l’ordinateur est donc considérablement augmentée. Malgré des débits parfois plus faibles, en particulier en écriture, les SSD se révèlent donc presque systématiquement plus rapides que les disques traditionnels.

 

Quel intérêt d’utiliser un disque dur SSD sur un serveur ?

Pour un système d’exploitation, qui redémarre quotidiennement, ces disques sont parfaits.
Par contre pour du stockage ils le sont beaucoup moins pour plusieurs raisons.
1/ Les SSD sont bien meilleurs en lecture pure qu’en écriture.
2/ Les SSD ne fonctionnent pas comme les disques durs mécaniques, ils sont beaucoup moins fragiles vu qu’il n’y a plus de pièces mécaniques, par contre, comme pour les cartes mémoires, la fragilité se situe au niveau de l’ensemble « Lecture/écriture/effacement par secteur ».

Or le système de RAID1, par exemple, permet justement de maintenir en permanence dans le temps deux ou plusieurs disques parfaitement synchronisés et identiques au moindre bloc. Résultat : il y a sur cette configuration, de très nombreux cycle de « lecture/écriture/effacement » ce qui fragilise le disque.

Au lieu d’avoir un système fait pour éviter les pertes de données comme c’est le cas sur un système de disques durs mécaniques, sur les SSD, chaque opération sur le serveur fragilise prématurément les disques à cause de la synchronisation.

Et que dire de la partition /VAR, qui supporte un grand nombre de fichiers temporaires (logs, messageries, etc…) et qui donc, est en permanence soumise à ce cycle « lecture/écriture/effacement » ?…

Pour ces principales raison, nous n’avons donc pas validé en laboratoire, la solution des disques SSD pour nos clients, lors d’un RAID1 sur un serveur « standard ».
Le taux de panne d’un disque SSD en RAID1 est supérieur de 17% par rapport à la durée de vie estimé du même disque sur un système sans RAID.

Serveurs robustes et fiablesIl ne faut jamais oublier que lorsque l’on pense SERVEUR, cela n’a rien à voir avec POSTE CLIENT : même en interne, nos stations de montage vidéo, sont beaucoup plus « chargées » en logiciels spécifiques et n’ont pas le même type de pièces (disques durs, mémoire, processeurs), que nos serveurs de sauvegarde, sur lesquels nous réalisons uniquement des cycles de « lecture/écriture/effacement ». Ces derniers sont même équipés du strict minimum en système d’exploitation, ont une grande capacité de stockage en disque dur, et des supports avant tout ROBUSTES et FIABLES.

Quant à ceux qui sont voués à un usage en production publique, ils sont optimisés en fonction de l’usage qui leur est destiné :  serveur dédié à la messagerie, aux pages web, à la diffusion vidéo, etc…
>> Cf : Notre précédent article sur les serveurs de messagerie… 

 

 

 

>> INTÉRESSÉ PAR UN HÉBERGEMENT INFORMATIQUE AGRÉÉ ?…

Intéressé par un hébergement informatique agréé ?...

 

 

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